Les DoppelBockés » Les DoppelBockés https://doppelbock.es Critiques bockées, anecdotes maltées, aventures brassicoles Tue, 22 Sep 2015 03:55:23 +0000 fr-FR hourly 1 X-33, une bière précieuse en souvenir de Praguehttps://doppelbock.es/critiques/x-33-une-biere-precieuse-en-souvenir-de-prague/ https://doppelbock.es/critiques/x-33-une-biere-precieuse-en-souvenir-de-prague/#comments Tue, 22 Sep 2015 03:55:23 +0000 https://doppelbock.es/?p=1674 Vous savez comme il y a des bières qu’on fait vieillir, non pas pour voir comment elles évoluent, comment leurs arômes et saveurs se modifient avec le temps. Non, je parle ici de bières qu’on fait vieillir sans trop s’en rendre compte, simplement parce qu’on ne trouve jamais de moment à la hauteur de ces […]

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Vous savez comme il y a des bières qu’on fait vieillir, non pas pour voir comment elles évoluent, comment leurs arômes et saveurs se modifient avec le temps. Non, je parle ici de bières qu’on fait vieillir sans trop s’en rendre compte, simplement parce qu’on ne trouve jamais de moment à la hauteur de ces elixirs maltés. J’ai certaines bouteilles qui nécessitent semble-t-il un moment magique, l’occasion parfaite avant que j’ose les déboucher. C’est bien beau le vendredi soir, mais y’en a 52 par année. Tsé, je vais pas m’ouvrir une Westvleteren 12 pour célébrer la fin de la semaine. Peut-être j’accorde trop de valeur à certaines bouteilles dites-vous ? Peut-être, mais avouez que je suis pas le seul comme ça… vous le faites aussi… non ?

Anyway.

Ça m’amène à vous parler de la X-33. Cette petite bouteille à laquelle j’accordais tellement une valeur inestimable que j’ai été incapable de l’ouvrir avant d’atteindre sa date d’expiration, il y a quelques jours.

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Pour l’histoire, j’ai acheté cette bouteille en février 2013, à Prague, lors d’un voyage mémorables de Doppelbockés. Frank en avait entendu parler comme étant l’une des meilleures bières au monde. Mais son attrait provenait aussi du fait qu’elle était impossible à acquérir ailleurs que sur place (penses pas en trouver à la SAQ si tu vois ce que je veux dire). Donc, on avait placé une visite à la Minipivovar U Medvídků comme étant l’une de nos priorités lors de notre passage en terre Tchèque. Cette petite, très sobre mais légendaire microbrasserie de Prague (elle a plus de 500 ans d’histoire quand même) est mondialement reconnue, principalement pour cette fameuse X-33. Au travers des fortes vapeurs de cigarettes (parce que les Tchèques se calissent un peu de leurs poumons), on a eu la chance de déguster ce nectar divin, faisant parfois plus penser à un porto qu’à une bière. On a quitté l’Europe avec chacun notre bouteille de X-33 pour la maison.

Je crois que Frank l’a débouché dans la semaine de notre retour. Il voulait tout de suite la partager avec son paternel, lui aussi un grand amateur brassicole (il a de belles valeurs familiales notre Frank). Moi, ça faisait près de 3 ans que j’attendais le grand moment. Et c’est pas qu’il n’y a pas eu de grands moments durant tout ce temps… j’en ai ouvert des bières précieuses entre temps. Mais ma X-33, c’était autre chose. C’était MON précieux.

Mais je voyais bien la date d’expiration approcher, alors je me suis finalement posé un deadline. Lorsque j’ai mis ma maison en vente au printemps dernier, je savais comment j’allais célébrer le jour où elle serait vendue. Donc, vous l’avez peut-être compris, je vais déménager sous peu, ce qui me permet aujourd’hui de vous partager mon humble critique de la X-33.

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On parle ici d’une bière qui tombe à 12,6 % d’alcool. Ce n’est pas de la petite bière ! On la définie comme étant une Polotmavý special, soit une lager tchèque brune riche en malt. C’est un peu vague. Disons que la mode des Polotmavý ne semble pas encore arrivée au Québec. Pour mieux vous situer, j’ai l’impression qu’elle se rapproche pas mal d’une Ale forte belge en termes de goût et texture.

Sa robe est brune avec des reflets bourgogne très vivants. Elle forme un petit collet brunâtre qui disparait rapidement la laissant sans chapeau. Lors du versement, on se rend déjà compte de son aspect presque sirupeux.

Au nez, c’est une attaque en règle d’arômes dominés par les dates et autres fruits séchés. On dénote également un peu de cerise à mon grand plaisir. C’est fortement sucré et on capte de bonnes vapeurs alcoolisées (à 12,6 %, pouvait-on s’attendre à autre chose).

En bouche, c’est franchement sirupeux, mais également tout à fait doux et crémeux sur la langue. Les dates sont encore bien présentes mais avec une saveur de mélasse, un petit goût de chêne provenant de son vieillissement en barrique, ainsi qu’un petit côté surette. C’est une bière brutalement sucrée, mais l’alcool est bien camouflé en bouche, bien plus qu’à l’odorat.

Richissime et moelleuse, on sent qu’il y a de la calorie là-dedans. À côté de ça, une doppelbock pourrait passer pour une Bud light. C’est peu dire. Un winter warmer parfait pour nos froides soirées d’hiver québécois.

Après 3 ans, le souvenir de notre dégustation à U Medvídků est trop flou pour faire des comparaisons justes. Je me souviens qu’on était tombé sur le cul (pardonnez l’expression), mais je dois avouer qu’elle n’était pas si sirupeuse et sucrée dans mon souvenir. Peu importe, croyez-moi, c’est un incontournable si vous prévoyez une petite visite à Prague. Et si c’est le cas, pensez donc à moi et rapportez moi une petite bouteille. Vous feriez ma journée !

Facilement dans le top 3 des meilleures bières que j’ai goûté…
Na zdravi !

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Pomme et houblon, une combinaison festive !https://doppelbock.es/critiques/pomme-et-houblon-une-combinaison-festive/ https://doppelbock.es/critiques/pomme-et-houblon-une-combinaison-festive/#comments Tue, 23 Jun 2015 12:38:03 +0000 https://doppelbock.es/?p=1652 Ceux qui me connaissent savent que je suis plus du type malt que houblon. C’est probablement pour ça qu’on ne retrouve pas beaucoup de IPA sur nos pages. Je suis tout de même du genre à essayer avant de critiquer, et j’ai été agréablement surpris par plusieurs offrandes houblonnée de nos diverses micro brasseries québécoises. […]

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Ceux qui me connaissent savent que je suis plus du type malt que houblon.
C’est probablement pour ça qu’on ne retrouve pas beaucoup de IPA sur nos pages.

Je suis tout de même du genre à essayer avant de critiquer, et j’ai été agréablement surpris par plusieurs offrandes houblonnée de nos diverses micro brasseries québécoises. Les King Cogne, Moralité, Yakima, et Route 138 de ce monde m’ont tranquillement ouvert le palais vers le royaume du houblon, dans la mesure ou les IBU ne sont pas astronomiques 😉

Tout ça pour dire que lorsque j’ai croisé cette petite bouteille de Hugues, Pomme et Houblon, ma curiosité était piquée.
Un cidre de pomme houblonné, c’est quand même intriguant.
Espérons juste que ce ne soit pas trop amer !

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Visuellement, et sans grande surprise, on a une robe couleur jus de pomme, très limpide.
Ça mousse à fond lorsqu’on la verse, et ça disparaît aussitôt pour ne laisser place qu’a une effervescence soutenue, à la façon d’un verre de champagne.

Au nez, c’est tout de même surprenant comme mélange.
Pomme fraîche mêlée à du houblon (frais aussi), c’est très estival, j’aurais probablement dû ouvrir ça au soleil sur le patio!

Au goût, je suis surpris encore une fois.
L’avantage de n’avoir aucune attentes j’imagine, mais tout de même, c’est super agréable à boire.
La pomme domine. Je ne connais pas les sortes, mais c’est le même goût que quand on croque dans le fruit, la fraîcheur de la chair et la légère amertume de la pelure.
Viennent ensuite les houblons, subtils, fruités, citronnés et aucunement amers, qui se marient fort bien à la pomme.
Ça se termine avec une belle acidité, typique de la pomme également, peut-être un peu vin blanc aussi, qui nous incite à poursuivre l’expérience.

Le côté mousseux agrémente tout ça d’une belle façon, ça pétille tout du long. C’est presque festif comme breuvage.
La bouteille indique 6 % d’alcool, mais il est très sournois, on ne le sent pas du tout. Il est donc tout indiqué de savourer lentement.

Avec Hugues, on a affaire a un excellent cidre pétillant, qui se retrouve rehaussé par les saveurs subtiles du houblon.

Je conseille donc d’essayer ça dès que t’en croise!

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La King Cogne, une Pale Ale de Singe au Jab Percutanthttps://doppelbock.es/critiques/la-decapsule-kruhnen-king-cogne/ https://doppelbock.es/critiques/la-decapsule-kruhnen-king-cogne/#comments Wed, 14 May 2014 17:27:38 +0000 https://doppelbock.es/?p=1605 Je savais depuis un bon moment que cette bière était en développement, mais je dois avouer que j'étais un peu inquiet quand j'ai appris qu'il s'agissait d'une bière de seigle. Mes expériences passées avec ce style de bière n'a pas toujours été fructueux.

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La passion des frères Atman pour la bière est très contagieuse.

Leurs vidéos sont toujours intéressantes, bien réalisées et avec cette touche d’humour qui leur est si typique.

On savait également que les Atman brassaient de la bière pour leur plaisir personnel depuis quelques années déjà. On se disait aussi qu’avec tout ce qu’il ont vu, entendu et dégusté dans leurs aventures de macaques, ça devait pas être piqué des vers ces brassins!

Eh bien on peut désormais le découvrir grâce à une super collaboration avec Kruhnen, une one-man-brasserie que j’affectionne particulièrement, et qui devrait faire l’objet d’une critique boquée au plus maudit, car il le mérite amplement.

Je savais depuis un bon moment que cette bière était en développement, mais je dois avouer que j’étais un peu inquiet quand j’ai appris qu’il s’agissait d’une bière de seigle. Mes expériences passées avec ce style de bière n’a pas toujours été fructueux. Particulièrement la RyePA de Dunham, que je trouve beaucoup trop amère.

Malgré tout, j’étais tellement impatient d’y goûter que malgré la promesse d’une bouteille gratis gracieuseté de David, je me suis pitché à l’Axe du Malt dès que j’ai su qu’ils en avaient en stock.

Je me tape donc Shock the Monkey par Peter Gabriel, et je me lance!

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Ca commence toujours avec l’apparence, et dès le départ la King Cogne ne déçoit pas. Elle se présente d’une robe voilée couleur paille avec des reflets orange feu. Sa mousse est bulleuse, bien blanche, dodue et est soutenue par de légers filets d’effervescence continue. Elle demeure en place longtemps et sa dentelle nous accompagne tout au long de la dégustation.

Dès qu’on approche le nez, le King nous cogne de ses houblons bien odorants, floraux et tropicaux. Le seigle est présent aussi, en background avec ses notes épicées. Ça augure plutôt bien.

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En bouche, c’est huileux de houblons. Le gros singe aux gants de boxe qui orne la bouteille prend tout son sens dès la première gorgée, alors qu’il nous balance ses houblons en pleine tronche. Je me sens comme Little Mac devant Soda Popinski alors qu’il me swing ses punchs de Chinook, Calypso et de Citra un après l’autre. C’est fruité, c’est tropical et je vais devoir admettre que j’adore ça.

L’amertume, quoique pleinement présente, n’écrase pas l’ensemble. La finale poivrée du seigle vient la contrebalancer et notre palais se retrouve un peu fourré entre les deux, et c’est, malgré tout, simplement merveilleux.

L’alcool joue vraiment un rôle secondaire dans toute cette complexité, mais on le sent tout de même un peu, des fois. Et à 6,5%, ça se boit tellement bien que ça peu devenir dangereux…

Chaque gorgée est différente, parfois c’est fruité et poivré, ensuite amer et seigle, puis simplement tropical. On découvre des dimensions et des combinaisons de saveurs nouvelles à mesure que notre verre se vide.

D’ailleurs il se vide tellement rapidement que je me retrouve devant un verre vide, à déjà vouloir en déboucher une autre.

Vivement que cette collaboration entre Kruhnen et La Décapsules aie suite car je me retrouve ici devant une bière qui aurait le potentiel de devenir ma « bière de semaine ». Titre actuellement détenu par la Moralité de Dieu du Ciel.

Rien que ça.

Merci à David Atman pour la top photo !

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Dans un verre près de chez vous : La Heady Topperhttps://doppelbock.es/critiques/the-alchimist-heady-topper/ https://doppelbock.es/critiques/the-alchimist-heady-topper/#comments Fri, 09 May 2014 21:24:21 +0000 https://doppelbock.es/?p=1550 La Heady Topper, bière mythique vermontoise élevée au statut de liquide divin par la communauté beer geek nord-américaine, n'était pas vraiment dans les priorités des Doppelbockés.

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Drink from the can

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La Heady Topper, bière mythique vermontoise élevée au statut de liquide divin par la communauté beer geek nord-américaine, n’était pas vraiment dans les priorités des Doppelbockés.

Mais bon, on ne peut s’auto-proclamer spécialiste de la bière sans avoir ne serait-ce qu’une fois ingurgité une ale pâle indienne double américaine (traduction libre). On laisse donc notre amour du malt un peu en retrait et on plonge dans la démesure houblonnée.

Pour les puristes, quelques précisions s’imposent:

  • Cette belle cannette nous fût gracieusement offerte par Noah de chez Beerism. Mais il l’avait depuis environ 5 mois.
  • Nous avons aussi vidé celle-ci dans trois verres, parce que des Doppelbockés, ca ne boit pas directement de la canne.
  • Finalement, on a décidé d’y aller d’un « head to head » avec une des meilleures IPA québécoise, soit la Yakima du Castor.

Question de la challenger un peu 😉

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C’est sûrement pas visuellement qu’on va déterminer laquelle a le dessus, car c’est assez semblable. Un beau doré bien voilé.

La Heady a des reflets cuivrés alors que la Yakima tire plus sur la paille.

Fait étonnant, des dépôts rouge/orangés louches s’amusent au fond de la Topper. Ce qui confirme le bien-fondé de boire dans un verre.

Toujours humer une Heady Topper en dernier

On commence à sentir quelques différences au nez.

La Heady offre un bouquet assez intense de résine et de pin, de fruits tropicaux ainsi qu’un fond de céréale qui vient nous rappeler qu’il n’y a pas que du houblon dans cette bière, ce qui est tout de même très surprenant !

Pour la Yakima, c’est pas mal moins puissant, pratiquement pas fruité, avec des arômes de houblons plus terreux… euh wtf ?

OK, après quelques minutes de réajustements olfactifs, les arômes de fruits tropicaux reprennent le dessus !

Définitivement, la Heady porte bien son qualificatif de Hop Bomb !
Elle a complètement bloquée nos cavités nasales avec son punch de houblons fruités.

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Party Tropicana dans ma bouche

On ne se fait pas avoir deux fois, c’est d’abord dans la Yakima qu’on se trempe les babines.

On goûte le sapin mais légèrement, c’est fruité, assez sucré et on remarque bien les grains. Seule bémol, l’amertume finale prend trop de place.

C’est honnête, mais pas over the top.

La Heady est moins amère et plus équilibrée. On goûte davantage l’aspect tropical des houblons. En fait c’est pratiquement un jus de fruit concentré qui nous charme tranquillement de sa douceur totalement inattendue.

Quelle belle balance des saveurs! Nous sommes headyfiés!

La Heady en tête

C’est sans attentes qu’on s’est lancés dans la dégustation du monstre qu’est devenu la Heady Topper. Et malgré des conditions peu idéales, on est surpris par sa complexité et son équilibre.

On goûte bien à toutes les saveurs, on sent l’alcool, on pogne le houblon, it’s just Gut!

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Saison Dupont Vieille Provision, la saison originelhttps://doppelbock.es/critiques/saison-dupont-vieille-provision/ https://doppelbock.es/critiques/saison-dupont-vieille-provision/#comments Thu, 06 Mar 2014 05:38:08 +0000 https://doppelbock.es/?p=1519 La bière originale n’est pas celle qui n’en imite aucune, mais celle qu’aucune ne peut imiter. Mais peu importe, car dans les deux cas, la Saison Dupont Vieille provision est de mon avis LA Saison originale. La brasserie Dupont produit des bières sur sa brasserie fermière depuis 1759, et est l’une des plus réputée d’Europe, […]

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La bière originale n’est pas celle qui n’en imite aucune, mais celle qu’aucune ne peut imiter. Mais peu importe, car dans les deux cas, la Saison Dupont Vieille provision est de mon avis LA Saison originale.

La brasserie Dupont produit des bières sur sa brasserie fermière depuis 1759, et est l’une des plus réputée d’Europe, grâce en particulier à ses levures qui génèrent des saveurs riches et complexes. Bien sûr, les attentes étaient élevées, surtout pour un amateur de la grande diversité gustative que peuvent apporter les Saisons. C’est accompagné d’un puissant pop que je retire le bouchon de liège qui retenait difficilement la forte carbonation contenue à l’intérieur.

Visuellement, elle possède une magnifique couleur, tout ce qu’il y a de plus dorée. Elle est bien voilée, c’en est même presque ostentatoire. Elle produit un collet épais et solide flirtant avec la perfection, qui va recouvrir la bière du début à la fin.

En y approchant le nez, on est envahi par des arômes de fraîcheur printanière. On se croirait en vacances à la ferme, mais sans les bouses de vache. Ça sent l’herbe, les fleurs, l’orge, gracieusement accompagné d’une touche d’agrume citronnée. Tout ça au milieu d’une forte présence de levures… ces fameuses levures.

En bouche c’est doux et savoureux. On va chercher des goûts d’épices (principalement de la coriandre) qui s’ajoutent à ce que l’odorat nous a déjà annoncé (levures, herbe, malt et une petite touche d’agrume) avec une petite note de banane, juste pour dire. La finale apporte un côté légèrement aigre qui lui confie une toute légère amertume.

Elle est sèche et longue en bouche, complexe, complète et surtout superbement équilibrée. Décidément, elle ne déçoit pas et place la barre très haute pour toutes les Saisons à venir. Une bière estivale qui donne envie de se rouler dans l’herbe, et qui nous rappelle à quel point les belges sont difficile à égaler.

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The Devil Went Down to Shawinigan – Périple Brassicole au Coeur de la Mauricie.https://doppelbock.es/brasseries/the-devil-went-down-to-shawinigan/ https://doppelbock.es/brasseries/the-devil-went-down-to-shawinigan/#comments Fri, 24 Jan 2014 16:00:48 +0000 https://doppelbock.es/?p=1333 Les Doppelbockés partent en tournée !
Pour cette première sortie de notre petite série roadtrip, on prend la clé des champs en direction de la pas trop lointaine Mauricie (à partir de Québec en tout cas).

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Les Doppelbockés partent en tournée !
Pour cette première sortie de notre petite série roadtrip, on prend la clé des champs en direction de la pas trop lointaine Mauricie (à partir de Québec en tout cas). Et oui, la terre de Jean Chrétien, Maurice Duplessis, et du conseil municipal d’Hérouxville a beaucoup à offrir pour une petite aventure brassicole d’une journée. Et comme on a pu le découvrir, les Mauriciens ont la bière dans le sang (littéralement en fait).

Microbrasserie À La Fût

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Il est 11h45 et pour notre premier arrêt de la journée, on se retrouve dans la capitale québécoise du Country, Saint-Tite. Le pub de la microbrasserie À la Fût se trouve dans une maison ancestrale où l’ambiance est chaleureuse et pas mal tranquille (vue l’heure). Nous sommes rapidement salués par les demoiselles derrière le comptoir qui reconnaissent rapidement les touristes en nous. Nous fixons la liste des bières disponibles pendant de longues secondes alors que nos yeux jouissent devant les possibilités gustatives qui s’offrent à nous. La serveuse vient alors nous conseiller. Elle possède toute les qualités qu’on apprécie : sympathique, bon sens de l’humour, et clairement, elle connaît sa bière. Ses descriptions s’avèreront d’une précision et d’une justesse impressionnante.

Le décor du pub ne manque pas de nous rappeler qu’on est momentanément au Far West: plateau dégustation muni d’un fer à cheval, taureau mécanique près du bar et tout le reste. Ça fait partie de l’univers festif et hospitalier qui fait le charme de Saint-Tite. Puisque c’est l’heure du dîner, on en profite pour accompagner nos breuvages d’une petite bouchée; délicieuse poutine dont la sauce a été faite avec de La British (Brune aux noix). Notez bien que les vrais hommes ne se contenteront pas de la demi-poutine, ils devront prouver leur mâlitude en finissant le format complet, parole de Cow-girl (Frank en a d’ailleurs perdu un peu de sa crédibilité).

Mais au-delà de l’ambiance, de la qualité du service et de l’excellente poutine, À la Fût brasse surtout de la sacrée bonne bière. À ce niveau, nous avons été incontestablement comblés.

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Ma Première Blonde

Style:Pilsner
Alcool:5%

Belle blonde au teint pâle rappelant des souvenirs de République Tchèque. Munie d’un collet respectable et émanant des arômes de grain et de houblons typiquement européens. Savoureux, léger et frais.

Ruine Papille

Style:IPA Américaine
Alcool:6,1%

Malts caramélisés en ouverture, suivi d’un kick de houblons frais et fruités, menant à une finale mordante et remplie d’amertume. Elle possède une belle couleur sirop d’érable. L’amertume laisse place aux fruits plus le verre se vide.

L’Apporteur à la Brett

Style:Porter vieillie en fût 3 mois
Alcool:6%

On passe aux choses sérieuses. Cette porter à la levure de type Brett a de quoi surprendre avec sa finale surette. Beau brun foncé aux teintes rouge vin, elle laisse une première impression de gâteau moelleux. Grain fumé, malt rôti et chocolat bien senti, délecte les papilles gustatives. Elle possède une courte, mais tout de même rude amertume, et laisse un petit goût boisé de chêne en finale. Ça torche !

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Co-Hop V

Style:Rouge des Flandres vieillie 14 mois en fût
Alcool:5%

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D’abord, on boit cette bière des yeux avec sa robe rouge vive et sa mousse aux teintes rosées. On se laisse attaquer avec plaisir par le goût sûr et l’acidité de la première à la dernière gorgée. C’est vif et intense, mais une fois habitué, on dénote des saveurs boisés, de fruits sauvages (surtout cerise) et de vanille. Un élixir complexe, qui mérite sa place dans le top des bière québécoises. Un wow à tout coup !
 


Broadway pub

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Après quelques difficultés avec le sens des one-way de Shawinigan, on arrive sain et sauf au deuxième arrêt de notre périple, le Broadway Pub. C’est sur l’avenue Broadway, donc pour ceux qui se demandaient d’où vient le nom de la brasserie, aucun lien avec les comédies musicales. On oubli vite la devanture des plus ordinaires une fois à l’intérieur, l’ambiance est cozy et le look est typiquement pub anglais. Tout plein de memorabilias brassicoles et des tables de pool complètent joliment le tableau.

Premier constat, le boss est très cool! Il prend le temps de jaser avec nous et nous donne même chacun un verre. Points bonus.

Le service lui est ce que je qualifierais de respectable. La serveuse est des plus sympathiques, mais nous avons dû faire notre sélection de façon autodidacte. Heureusement on connaît bien les styles, mais pour un néophyte, ça se serait avéré un peu plus difficile. Ou peut-être nos questions étaient-elles trop pointues? Allez savoir.

Il faut finalement noter que l’endroit est désert, mais c’est probablement dût au fait qu’il n’est que 2 heures de l’après-midi.

Alors on ne va pas s’attarder sur l’ambiance, et plutôt se concentrer sur la raison principale de notre visite : la bière !

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Wescott

Style:West Coast IPA
Alcool:6%

Fidèle au style, cette IPA débute avec une belle amertume. Les houblons se lâchent lousse avec des saveurs fruitées et d’épinette, le tout sur un fond de malt caramel.

Sherlock Holmes

Style:Stout
Alcool:4%

Ce stout nous a tous deux surpris. Un peu café, un peu rôti, ça ressemble beaucoup à une Guinness, c’est crémeux, smooth et très doux. Du sucre résiduel clôt le tout. Elle se boit super bien.

L’Automne Bavarois

Style:Weizenbock
Alcool:6%

Les odeurs sont faibles. Maltée mais pas trop, elle se rapproche du style oktoberfest. Douce et un peu sucrée. Belle fin en banane. C’est drette une Weizenbock !

Mary poppin

Style:Brown Ale
Alcool:7,5%

Une brune douce, caramélisée et avec un petit goût tabagiste. L’amertume est présente, mais légère. C’est à mi-chemin entre une ale anglaise et une lager brune.
Pas si mauvaise !

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Le Trou du Diable

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Dernière destination de cette aventure brassicole, Le Trou du Diable est pratiquement voisin du Broadway Pub, ou à une distance de marche du moins. C’est donc dans l’intérêt de tout bon touriste de visiter les deux !

Et contrairement aux autres pubs visités durant la journée, celui-ci est carrément jam-packed, alors on conseil de réserver si vous désirez une table. Pour notre part, on s’est installés directement au bar.

Première chose qu’on remarque, mis à part les fûts forts sexy en inox, c’est que le barman ressemble à Seth Rogen. Avec la barbe pas faite, le sens de l’humour pis toute. On a d’ailleurs eu droit a un service impeccable tout au long de la soirée, avec d’excellents conseils au moment de se décider sur notre sélection parmi la panoplie de bières offertes.

À noter que les serveurs ont droit à deux ricochets durant la soirée. Faut croire qu’on est vraiment pointilleux dans nos questions. Il fallut donc deux serveurs, quelques textos à la brasserie et Wikipédia sur le iPhone de Seth pour valider qu’une Doppelweizenbock, c’est bel et bien une bière de fermentation haute (tsé on pensait que c’était une lager). Points bonus pour service au client.

Malgré des papilles déjà pas mal engourdies par l’alcool, on peut sans conteste affirmer que la cuisine du Trou est succulente. Mat s’est évidemment laissé séduire par l’assiette de Saucisses maison, et Frank par le Burger Classique de la Brasserie. Les accords bière/met idéaux sont même inscrits sur le menu pour une expérience gustative optimale.

L’ambiance de l’endroit est chaleureuse, les discussions sont endiablées et les rires fusent de partout. C’est décidément l’endroit idéal pour boire de l’excellente bière tout en s’éclatant.

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La Baron Noir

Style:Porter Baltique
Alcool:7%

Quand la première bière de ton plateau de dégustation est une Porter Baltique, ça va être une solide soirée! Crémeuse et riche, on y retrouve des notes de café mocha intense, de noix et de fruits foncés. S’ensuit une douce amertume en finale. C’est sucrée et superbe.

La Consummation

Style:Raunchbier
Alcool:6%

Une bière fumée très fidèle au style. On y retrouve des saveurs de jambon fumé, de bois, de malt ainsi que du caramel légèrement sucré. Amertume légère en finale. Les odeurs sont malade, comme du bacon liquide!

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Petite Bocké

Style:Bock
Alcool:6%

Une Bock légère avec des accents de cacao. On y dénote aussi un peu de cerise, avec une faible amertume. Good clean fun!

La Chose

Style:Wee Heavy
Alcool:9,5%

Une Scotch Ale full houblonnée. Awesome!

Weizgripp Doppelweizenbock

Style:Doppelweizenbock
Alcool:7%

La quintessence de la Weizenbock. Bien équilibrée, avec de forts arômes maltées et caramélisés et cette saveur de banane tellement typique.
“C’est comme un gâteau au caramel qu’on te rentre profond dans la fucking gorge. My God!” — Mat

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Cerveza en Cuba, de la bière fade pour touristeshttps://doppelbock.es/histoires/cerveza-en-cuba-de-la-biere-fade-pour-touristes/ https://doppelbock.es/histoires/cerveza-en-cuba-de-la-biere-fade-pour-touristes/#comments Wed, 30 Oct 2013 14:33:40 +0000 https://doppelbock.es/?p=1225 Le 15 octobre dernier, je mettais pieds en sol cubain pour un tout inclus rempli de soleil au Riu Varadero resort. 8 jours de plage, de sel, de sable et de coups de soleil qui furent, ma foi, fort relaxants!

Le 19 octobre, je débouchais ma première bière.

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Le 15 octobre dernier, je mettais pieds en sol cubain pour un tout inclus rempli de soleil au Riu Varadero resort. 8 jours de plage, de sel, de sable et de coups de soleil qui furent, ma foi, fort relaxants!

Le 19 octobre, je débouchais ma première bière.

Mais Frank, me direz-vous, pourquoi avoir attendu quatre jours? Tu n’étais même pas un tout petit peu curieux de savoir à quel point elle est mauvaise?

Eh bien, laissez-moi vous mettre au parfum d’un petit secret à propos de la bière à Cuba. Tout ce que vous allez trouver dans les tout inclus touristiques n’a finalement pas grand chose de cubain.

L’intérêt indéniable des touristes du monde entier pour les plages cubaines, le cheap labor ainsi que l’embargo américain, c’est l’environnement rêvé pour tout macro-brasseur voulant faire de l’argent facile. Labatt est donc la grande chanceuse qui s’est tapé 50% des parts de Cervecería Bucanero, une brasserie située à Holguín, la ville où l’on retrouve l’eau la plus pure de toute l’île. Et ce sont eux qui brassent les trois bières que vous retrouverez partout, que ce soit à l’hôtel comme au centre-ville.

Ceci dit, il y a tout de même une raison beaucoup moins réfléchie à mon abstinence : malgré tous les petits cadeaux du Dollorama laissés sur les oreillés, la femme de chambre ne mettait que la bière la plus cheap dans mon frigo.

El Mayabe

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Bon, je dis cheap, mais en réalité toutes les bières coûtaient un seul peso convertible. Donc pour l’apport qualité/prix le plus médiocre, allez-y d’une Mayabe!

À 4%, cette Cerveza Clara est aussi la plus légère du lot. De couleur paille très claire et bordée d’une mousse quelconque très éphémère, son apparence laisse à désirer. Au nez, on reconnaît les odeurs de houblon et de blé typique des lagers canadiennes bon marché.

Ça ne s’améliore pas vraiment au niveau des saveurs. Un peu de houblon et du blé en finale, très peu d’amertume et pas une once d’arrière goût. Je dénote tout de même une bonne effervescence, c’est très doux et ça a le mérite d’être rafraîchissant. Ce qui n’est pas une mauvaise chose car déjà après une demi canette, je cuis littéralement sous mon parapas!

Note :
1.8


El Cristal

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Le deuxième choix qui s’offre à nous, et proclamée La preferida de Cuba, est la Cristal. Elle tire 4,9%. Si vous préférez les bières de type Corona rehaussées d’un trait de jus de lime, celle-ci est pour vous!

De couleur un peu moins pire, soit paille dorée, sa mousse est très brève. Elle conserve néanmoins une petite couronne blanche mal assumée. Comme première impression, j’ai vu mieux… Les odeurs très subtiles de houblon et de lime ont bien du mal à camoufler un affreux relent de carton mouillé.

Le feeling se poursuit en bouche, quoique le défaut est un peu moins présent. C’est sucré et les houblons sont fruités, une trace citrique de jus de lime vient compléter le tableau. En finale, pas d’amertume, et le carton refait surface, comme pour m’inciter à ne pas finir ma canne…

Bref, c’est faible en goût mais ça pétille un peu moins.

Note :
2


El Bucanero

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Ne reste donc que la Bucanero pour me convaincre que tout n’est pas qu’ennui et déception dans l’univers brassicole cubain.

Ça dit Fuerte sur la canette.

Je sais bien que ça veut dire “Forte”, mais une partie de moi s’est dit que ça devrait être “Fierté”, car j’ai finalement l’impression de boire une bière digne de ce nom!
Et à 5,4%, elle a un taux d’alcool presque raisonnable.

Sa robe dorée, tirant vaguement sur le cuivre, est ornée d’une mince couche de mousse blanche, résultat d’un collet vite affaissé.

Je suis bien heureux de finalement humer un peu de malt! C’est léger, mais c’est là. Je sens aussi une faible présence de houblon. Une première gorgée et le malt répond toujours à l’appel, ses notes caramel contrastent sur un fond de houblons légèrement amers. Un arrière goût sucré/amer clôt le tout. On sent un peu plus l’alcool ici, mais c’est nettement moins rafraîchissant.

De loin la meilleure des trois, ce serait plutôt une bière à boire en fin de soirée, dans le lounge ou à l’hôtel.

Note :
2.5


Et c’est ainsi qu’après seulement trois canettes, j’en avais assez de la bière cubaine.

Alors si vous prévoyez prochainement des vacances dans le sud et que vous aimez la bière, buvez donc du rhum : )

Je vous conseille vivement le Banana Mama !


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Rosée d’hibiscus vs Blanche aux mûres (Barberie)https://doppelbock.es/bataille-bouteilles/rosee-d-hibiscus-vs-blanche-aux-mures-barberie/ https://doppelbock.es/bataille-bouteilles/rosee-d-hibiscus-vs-blanche-aux-mures-barberie/#comments Fri, 27 Sep 2013 14:58:47 +0000 https://doppelbock.es/?p=1204 La température est idéale dans l’enceinte du Parc Saint-Roch pour un affrontement de fin d’été entre deux blanches aromatiques. Tout d’abord, de Montréal, brassée par la réputée microbrasserie Dieu du Ciel, la Rosée d’hibiscus fait son entrée munie d’une robe flamboyante de couleur écarlate.

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Rosée d'hibiscus
vs

Visuel

Odorat

Goût

Sensation

Blanche aux mures

 
La température est idéale dans l’enceinte du Parc Saint-Roch pour un affrontement de fin d’été entre deux blanches aromatiques. Tout d’abord, de Montréal, brassée par la réputée microbrasserie Dieu du Ciel, la Rosée d’hibiscus fait son entrée munie d’une robe flamboyante de couleur écarlate. Son allure léchée, parfois perçue comme une touche d’arrogance, rendrait jaloux le Rick Flair des grands jours.

Son adversaire, des quartiers ouvriers de la belle ville de Québec, la Blanche aux mûres de la Barberie fait une entrée beaucoup moins remarquée avec un appareil empreint de modestie, malgré un collet bien moussant. Le contraste visuel est assez frappant, mais dans un combat sans merci, il ne faut surtout pas se fier aux apparences.

azimuth:301.939117||elevation:88.014214||horizon:1.487559
La cloche sonne et les deux pugilistes foncent l’un sur l’autre. La blanche aux mûres tente une première attaque mais n’atteint pas la cible en raison de son nez un peu fade et beaucoup trop dominé par le blé. On sent à peine l’odeur fruitée des mûres. C’est décevant. De l’autre côté, la Rosée est patiente, mais atteint sa cible à plusieurs reprises à coup d’arômes floraux bien sentis. Son nez est franc sans être trop explosif et laisse paraitre une petite touche vinaigrée.

Tentant de reprendre ses esprits, la Blanche esquive un premier coup et réussie à appliquer une clé de bras à son adversaire. Malheureusement pour elle, son manque d’éclat et la faiblesse de son amertume en font une prise mollasse et facile à contrer. La Rosée profite de l’occasion pour s’extirper de sa fâcheuse position et surprend son opposant en lui appliquant sa prise fétiche, la souplesse florale plein goût. La Blanche absorbera cette forte dose de saveur d’hibiscus, accompagnée d’agrumes, de blé et d’un soupçon d’aigreur venant équilibrer le tout.

La Blanche aux mûres est étourdie, elle semble être perdue. Quand tout à coup, on perçoit un regain de vie, car à force de la boire, on apprécie grandement son côté douceâtre et moelleux, ainsi que l’équilibre globale qu’elle offre. Lors d’une journée d’été, cette bière est tout de même capable de nous rafraîchir et nous mettre de bonne humeur. Sentant qu’il s’agit de sa dernière chance, elle tente d’y aller le tout pour le tout en soulevant la Rosée sur ses épaules pour lui appliquer sa prise de finition. Mais au final, la Rosée d’hibiscus est tout simplement supérieure. Elle renverse la prise, enroule son adversaire en petit paquet, et retient ses épaules au sol pour le compte de trois.

Avec toute sa flamboyance, la Rosée d’hibicus remporte la victoire car elle a su démontrer qu’au-delà des apparences, elle possède réellement les caractéristiques et la qualité d’une grande bière.

 
GAGNANT : ROSÉE D’HIBISCUS (DIEU DU CIEL)

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Herbe à Détourne vs La Fin du Mondehttps://doppelbock.es/bataille-bouteilles/herbe-a-detourne-vs-la-fin-du-monde/ https://doppelbock.es/bataille-bouteilles/herbe-a-detourne-vs-la-fin-du-monde/#comments Tue, 17 Sep 2013 11:46:44 +0000 https://doppelbock.es/?p=1006 Son nom à lui seul fait trembler le coeur des bières les plus goûteuses. Brassée depuis presque 20 ans, elle s'est méritée plus de prix que toute autre bière canadienne, tout style confondu. La Fin du Monde n'a pas de temps à perdre avec des bières minables.

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Trou-Du-Diable-Herbe-a-Detourne
vs

Visuel

Odorat

Goût

Sensation

Unibroue-Fin-Du-Monde

Son nom à lui seul fait trembler le coeur des bières les plus goûteuses. Brassée depuis presque 20 ans, elle s’est méritée plus de prix que toute autre bière canadienne, tout style confondu. La Fin du Monde n’a pas de temps à perdre avec des bières minables.

Brassée à Chambly dans la plus pure tradition Belge, cette Ale Triple de style Abbaye se pointe dans le ring du haut de ses 9% d’alcool par volume. Et ne vous laissez pas berner par son IBU de 19, la Fin du Monde est ici pour cogner, dur.

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Peu de brasseries peuvent se permettre de tenir tête à Unibroue sans perdre la face, mais Dieu du Ciel est sans contredit de ces établissements. Faisant fi des conventions, elle nous balance sa version d’une Triple Belge, un monstre tirant 10,2% carrément dopé aux houblons.

D’aucuns redoutent sa terrible prise de finition, le Citra Hop Kick!

Bras dessus, bras dessous, ce combat qui débute à force égale risque vite de devenir une épreuve d’endurance pour ces deux bières à la couleur dorée légèrement trouble. S’élançant dans les cordes, l’Herbe à Détourne enchaîne rapidement d’un clothesline, mais son effervescence plus grossière et une mousse moins étoffée offrent une mince ouverture à la Fin du Monde, qui esquive de justesse et contre-attaque d’un solide coup de bélier.

Ébranlée, mais loin d’être sonnée, l’Herbe à Détourne retombe vite en mode attaque. Paré de son bouquet explosif de houblons, les multiples atémis aux notes herbales et résineuses ont raisons des odeurs plus subtiles de pain à levure et d’épices de son adversaire. Malheureusement c’est de courte durée, tel un Bret Hart à l’apogée de son règne, la Fin du Monde évite de peu un foudroyant Hop Kick et enchaîne immédiatement avec une prise de soumission.

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Maltée, équilibrée et sans amertume, la Fin du Monde maintient fermement sa prise, exaltée par ses saveurs riches d’alcool, de sucre et d’anis qui se déposent sur un fond musclé de pain et de blé.

L’effet surprise de ses houblons passé, l’Herbe à Détourne se rabat sur son côté belge, mais celui-ci est moins riche et étoffé que sa tortionnaire. La forte amertume domine un arrière-goût léger d’alcool et de blé, l’équilibre n’y est plus…

Tap out!

Je ne savais vraiment pas à quoi m’attendre de ce match, le côté IPA qu’offre l’Herbe à Détourne a de quoi surprendre, mais son côté belge, quoique bien rond et réchauffant, est moins raffiné, moins équilibré que la classique (et tellement moelleuse) Fin du Monde. Au final, l’authenticité l’emporte sur l’audace.

GAGNANT : LA FIN DU MONDE (UNIBROUE)

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Une bière fumée digne de Bamberghttps://doppelbock.es/critiques/fumee-rauchbier-gueule-de-bois/ https://doppelbock.es/critiques/fumee-rauchbier-gueule-de-bois/#comments Wed, 28 Aug 2013 11:45:15 +0000 https://doppelbock.es/?p=1101 Je n'avais jamais vraiment remarqué les bières de La Gueule de Bois, une microbrasserie fondée en 2009 par un ancien brasseur de la Tour à Bières. Ce n'est que tout récemment, lors d'une petite visite à la Tabagie Tremblay, que les étiquettes fort attrayantes de leur Gamme des Saveurs capta mon attention.

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Je n’avais jamais vraiment remarqué les bières de La Gueule de Bois, une microbrasserie fondée en 2009 par un ancien brasseur de la Tour à Bières. Ce n’est que tout récemment, lors d’une petite visite à la Tabagie Tremblay, que les étiquettes des plus attrayantes de leur Gamme des Saveurs captèrent mon attention. Une série de bières audacieuses et qui soulèvent de grandes attentes de par leurs noms et descriptions. Je vous conseil d’ailleurs fortement d’essayer la Ale à l’Ancienne, une bière surprenante qui s’apparente presqu’au vin.

Aujourd’hui nous parlerons de la Fumée.

Un style de brassage que j’affectionne énormément, la Rauchbier (littéralement bière fumée en allemand) a de particulier qu’une partie des grains de malt d’orge sont séchés à la flamme, lui conférant des notes (vous l’aurez probablement deviné) fumées. Est-ce que l’interprétation concoctée par La Gueule de Bois a ce qu’il faut pour se mesurer à la Aecht Schlenkerla Rauchbier, la référence allemande du style? Goûtons!

De couleur brune et aux reflets ambrés rappelant le sirop d’érable, sa robe nette et claire est décorée d’une jolie mousse constante teintée crème. Dès qu’on approche le nez, des odeurs de bois brûlé et de viande fumée nous séduisent. Les notes de malt et de caramels, subtiles en arrière plan, ne font que rehausser un bouquet déjà très agréable.

L’harmonie des notes boisées et fumées domine également en bouche, toutefois ce n’est jamais excessif, les houblons allemands balançant bien l’ensemble avec leur touche herbale. Le malt n’est jamais bien loin derrière et laisse sur son passage ce petit côté caramélisé caractéristique des lagers bavaroises. En finale, les derniers relents de fumée dansent sur un fond subtil d’amertume.

Légèrement liquoreuse et d’une belle rondeur, la Fumée de La Gueule de Bois offre des saveurs bien prononcées. Le sucré et le fumé se marient à merveille et on se retrouve au final avec une bière bien balancée qui, sans être leur égale, n’a rien à envier aux grandes Rauchbiers de ce monde.

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