Rosée d’hibiscus vs Blanche aux mûres (Barberie)

Rosée d'hibiscus
vs

Visuel

Odorat

Goût

Sensation

Blanche aux mures

 
La température est idéale dans l’enceinte du Parc Saint-Roch pour un affrontement de fin d’été entre deux blanches aromatiques. Tout d’abord, de Montréal, brassée par la réputée microbrasserie Dieu du Ciel, la Rosée d’hibiscus fait son entrée munie d’une robe flamboyante de couleur écarlate. Son allure léchée, parfois perçue comme une touche d’arrogance, rendrait jaloux le Rick Flair des grands jours.

Son adversaire, des quartiers ouvriers de la belle ville de Québec, la Blanche aux mûres de la Barberie fait une entrée beaucoup moins remarquée avec un appareil empreint de modestie, malgré un collet bien moussant. Le contraste visuel est assez frappant, mais dans un combat sans merci, il ne faut surtout pas se fier aux apparences.

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La cloche sonne et les deux pugilistes foncent l’un sur l’autre. La blanche aux mûres tente une première attaque mais n’atteint pas la cible en raison de son nez un peu fade et beaucoup trop dominé par le blé. On sent à peine l’odeur fruitée des mûres. C’est décevant. De l’autre côté, la Rosée est patiente, mais atteint sa cible à plusieurs reprises à coup d’arômes floraux bien sentis. Son nez est franc sans être trop explosif et laisse paraitre une petite touche vinaigrée.

Tentant de reprendre ses esprits, la Blanche esquive un premier coup et réussie à appliquer une clé de bras à son adversaire. Malheureusement pour elle, son manque d’éclat et la faiblesse de son amertume en font une prise mollasse et facile à contrer. La Rosée profite de l’occasion pour s’extirper de sa fâcheuse position et surprend son opposant en lui appliquant sa prise fétiche, la souplesse florale plein goût. La Blanche absorbera cette forte dose de saveur d’hibiscus, accompagnée d’agrumes, de blé et d’un soupçon d’aigreur venant équilibrer le tout.

La Blanche aux mûres est étourdie, elle semble être perdue. Quand tout à coup, on perçoit un regain de vie, car à force de la boire, on apprécie grandement son côté douceâtre et moelleux, ainsi que l’équilibre globale qu’elle offre. Lors d’une journée d’été, cette bière est tout de même capable de nous rafraîchir et nous mettre de bonne humeur. Sentant qu’il s’agit de sa dernière chance, elle tente d’y aller le tout pour le tout en soulevant la Rosée sur ses épaules pour lui appliquer sa prise de finition. Mais au final, la Rosée d’hibiscus est tout simplement supérieure. Elle renverse la prise, enroule son adversaire en petit paquet, et retient ses épaules au sol pour le compte de trois.

Avec toute sa flamboyance, la Rosée d’hibicus remporte la victoire car elle a su démontrer qu’au-delà des apparences, elle possède réellement les caractéristiques et la qualité d’une grande bière.

 
GAGNANT : ROSÉE D’HIBISCUS (DIEU DU CIEL)



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